« ALLOCATIONS FAMILIALES, LA MESURE PRESCRITE PAR LE CHEF DE L’ETAT CONCERNE TOUS LES TRAVAILLEURS »

  1. Monsieur le Ministre, dans ses vœux à la Nation le 31 décembre dernier, le Président de la République a annoncé une augmentation des allocations familiales. Pouvez-vous expliquer à l’opinion publique de quoi il s’agit exactement ?

C’est la loi n°67-LF-7 du 12 juin 1967 qui a institué un Code des Prestations Familiales et les allocations familiales sont mises en œuvre à travers le décret n°85/1096 du 2 août 1985 fixant le taux des allocations familiales servies par la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale. Les allocations familiales sont les sommes versées aux personnes ayant un ou plusieurs enfants à charge. Elles constituent l’une des cinq prestations familiales servies au Cameroun par la CNPS. Y ont droit, les personnes justifiant d’une activité salariée complète au cours du mois pour lequel ce droit est sollicité et qui justifient d’un enfant en charge au moins. L’enfant à charge, est celui pour lequel le postulant assure de manière régulière le logement, la nourriture et l’éducation. Je dois rappeler que l’enfant à charge doit être âgé de 0 à 21 ans et justifier d’une scolarité régulière pour celui âgé de 6 à 21 ans.

   2Rendu à cette date, connaît-on déjà le montant desdites allocations ?

Si vous relisez bien le discours du Chef de l’Etat vous noterez qu’il a prescrit au gouvernement de « revoir à la hausse le montant des allocations familiales versées aux travailleurs ». Le gouvernement, sous la conduite de son chef, le Premier Ministre, est entrain de finaliser les textes en préparation pour proposer les scénarii possibles et réalistes conformes aux directives de la haute hiérarchie. Nous demandons un peu de patience aux travailleurs pour ce qui est des montants, toutefois le calcul des allocations sera fait à compter du 1er janvier 2016, comme en a décidé le Président de la République et tout cela doit être soutenu par notre économie et en particulier notre budget.

   3. Le Chef de l’Etat a globalement parlé des « travailleurs » en termes de cibles. Précisément, quels sont les bénéficiaires ?

Tous les travailleurs institutionnels : agents publics, fonctionnaires, travailleurs du privé devront en bénéficier. Il s’agit au terme de la loi 92-007 du 14 août 1992 portant Code du Travail, en son article 1er alinéa 2 de tout travailleur, quel que soit son sexe et sa nationalité, qui s’est engagé à mettre son activité professionnelle moyennant rémunération, sous l’autorité d’une personne physique ou morale, publique ou privée, celle-ci étant considérée comme employeur.

Peuvent également prétendre aux prestations familiales sans qu’ils soient tenus de justifier d’une activité salariée : le conjoint d’un bénéficiaire d’allocations familiales décédé ; le bénéficiaire d’une allocation ou d’une pension de retraite qui percevait des allocations familiales à la date de sa mise à la retraite ; le travailleur licencié pour cas de force majeure ; le Ministre du culte. Cela implique donc des sommes budgétaires importantes régis par des décrets à faire signer par le Président de la République et le Premier ministre éventuellement.

  4. Quel impact est susceptible d’avoir cette mesure présidentielle sur la vie sociale au Cameroun ?

D’abord, il n’est pas inutile de rappeler que nous sommes dans le cas d’une politique qui vise à réduire la pauvreté, à garantir une meilleure sécurité sociale des travailleurs et leurs familles. Ensuite, le Cameroun a traversé une longue période de crise accentuée par un environnement international défavorable au plan économique j’entends. Aujourd’hui notre économie se relève peu à peu et il est question que cela s’accompagne d’une amélioration du pouvoir d’achat des populations compte tenu de la conjoncture actuelle. A cet effet, la hausse des allocations familiales ne doit pas être prise de manière isolée. Le Chef de l’Etat a pris d’autres mesures qui  participent aussi de l’amélioration du pouvoir d’achat des populations. Je peux parler de la baisse du prix du carburant à la pompe. Et si on remonte plus en arrière, nous avons eu la revalorisation du Smig, l’augmentation des salaires des agents de l’Etat et bien d’autres mesures. En somme cette mesure apporte globalement un impact positif sur la vie sociale des travailleurs.

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