Grégoire OWONA

Pourquoi je vais marcher contre Boko Haram et le terrorisme.

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Il faut probablement manquer de cœur pour ne pas être sensible au désarroi de tous ces hommes, femmes et enfants, qui, du jour au lendemain ont été pris en otage par une secte  de cruels illuminés dont le seul crédo est la tuerie et la spoliation violente des moyens de subsistance d'une communauté déjà peu favorisée par la nature.

Il faut peut-être manquer de tête pour ne pas percevoir qu'avec cette agression sauvage et injuste de notre territoire national, se joue le destin  de la nation camerounaise qui, au fil de sa turbulente histoire, a connu des moments difficiles, mais qui en ces jours, traverse une rude épreuve, qu'elle ne peut surmonter que d’abord grâce  à l'union de ses fils.

Il faut certainement manquer d'yeux pour ne pas voir que le Cameroun, notre pays, est aujourd'hui protégé par ses forces armées qui, d'une vaillance et d'un courage à nul autre pareil, tiennent la dragée haute à ces agresseurs aux facettes multiformes et hideuses. Aucun centimètre du Berceau de nos Ancêtres n'a jamais été cédé... Un grand BRAVO…Il faut redonner du courage et tout le soutien qu'il faut à ces hommes et femmes en treillis qui, tous les jours, donnent leurs jeunes et vigoureuses vies afin que vive le Cameroun.

Il faut cruellement manquer d'oreilles pour ne pas entendre qu'au delà d'une bataille contre des cruels illuminés sectaires et malfaisants, il y a un enjeu clair, simple, le VIVRE ENSEMBLE des Camerounais, si souvent mis à rude épreuve, mais qui toujours tient. D’où la nécessaire vigilance de tous et partout au Cameroun, car avec le terrorisme ça saute même à travers des fillettes de 10 ans. Quelle horreur !

Il faut manquer de goût pour ne pas comprendre qu'il y a des moments dans la vie d'une nation, où les partis politiques, les syndicats, les Ong, les tontines,  les postes administratifs, les batailles de clans et autres querelles n'ont plus aucun sens dès lors que la Nation est au bord du gouffre fatal, le seul enjeu étant la Nation qui doit tenir debout. 

Pour toutes ces raisons, et bien d’autres, je serai à la marche du Samedi 28 février prochain, au bien nommé boulevard du 20 Mai, oui au boulevard qui pour moi aujourd’hui est tout un symbole de la Nation !

Je vais marcher ainsi parce que je crois et prétend avoir un cœur,  une tête, des yeux, des oreilles et du goût au moins et je ne peux me sentir citoyen que si mes concitoyens de Kolofata, Waza, Limani, Baga, Fotokol, Dabanga, Kousseri, Achigacha, Amchidé et bien d’autres dans les Régions de l’Extrême-Nord et de l’Est en particulier, sont en paix. Je vais marcher aussi pour saluer le courage et l’abnégation de cette presse qui nous rend compte et continue de nous sensibiliser. Je vais pour dire au Chef des Armées que malgré la solitude du pouvoir, il y a des Camerounais, probablement tous, qui soutiennent ses choix stratégiques de guerre. C’est pour cela que je salue l’initiative de demain, que je mettrai ma tenue de citoyen, et non de partisan, pour aller battre le pavé, marcher avec les Camerounais de tous bords, exhiber notre unité, donc notre force face à l’adversaire commun du moment afin de l’anéantir, pour qu’on puisse poursuivre sereinement  les combats pour le progrès économique et social d’un Cameroun qui gagne.

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